Lundi 22 juin 2009….
juin 22nd, 2009
Gabyniennes,Gabyniens….
Hier, mes amis sont venus à la maison toute la journée….
Hi hi hi… On a bien rigolé… Pour fêter les pères, l’été et la musique….. Quoi de mieux que de le faire entre amis ? Un brunch…
Des oeufs bénédictes….. Fruits à gogo et le regard ouvert….![]()
Voilà quelques photos, la journée a été douce et pleine de sourire….
Les uns et les autres apportaient leur bonne humeur…
Du sourire de la chaleur…. Du champagne…![]()
Des cerises, des mangues, des fraises….
Je vous écris ce soir…. Biz à tous et bonne semaine…
Mata…
…. Ah y est..
Gabyniennes
Gabyniens
Hello
Il faut beau
J’ai les bons rayons sur ma peau
C’est est le soir, même si la nuit n’est pas encore là.
Je suis rentrée at home.
Pas de sortie tonight. No fever…
Non
Pas envie de transpirer.
Je ne peux pas vous parler d’autre chose que d’hier….
Ma fête des pères et de la musique pour moi, c’était la fête de mes amis, de mes loustics.
On a rigolé une journée durant
C’est bon à prendre ces jours derniers
C’était délicieux tous ces enfants, ces rires et les allés venues des mamans.
Les fleurs dans les vases improvisés à volonté
La guitare dans les mains de Jean Mi…
Mais on n’a pas chanté
Next time…
Le 22, j’adore le chiffre 22, j’adore ce chiffre, Pourquoi ?
Je ne sais même pas…
Mais ce n’est pas un problème, c’est comme cela qu’on aime les choses une fois ou deux, deux fois en une et vise et versa dans tous les sens et même à l’envers de la manière de faire et de défaire comme un bateau que le capitaine veut larguer dans les flots un saut et il les met tous à l’eau dans le flot mes gigolos, fini la colo, trock ton bonnet contre un chapeau, demande aux requins un peu d’eau… 22 j’ai jamais compris moi non plus mais c’est ainsi…
Je suis revenue de tout ?
Je ne suis revenue de rien.
Je ne suis même pas partie.
Et vous vous êtes venus…
Je n’invite pas souvent
Je suis très solitaire
Je m’en rends compte
Pour une actrice
Je suis très normale et très solitaire
Alors, que les donzelles aiment aller à se montrer de partout, je vis dans mon bagou…
On m’a dit
C’est pas bien du tout
Il faut que tu bouges, il faut que tu mettes le nez dans la foule…
Ils vont vouloir me le poudrer le nez
Et si moi je veux le garder entier ?
Hein ?
Ah là là la la la vie la la la vie…
Les problèmes à la poubelle
Les soucis
Au vide-ordures
Les merdes
Dans les chiottes…
Les saloperies
Chez les salauds
La duperie
Chez les Karlo-Cosargo…
L’hypocrisie
Pas dans mes locaux
L’empathie
Et si j’en avais trop
Ta connerie
Pas sur mon dos
Je ne m’appelle pas Atlas
On a vu comment il a fini hélas
Il n’en reste que peu de trace
Non que je veuille marquer le temps
Mais qu’on ne me lie pas à mes dépens
Je suis enchaînée apparemment
Mais je suis consentante bien souvent…
Jack
Tu m’entends ?
Allez place
On tombe la chemise
On tourne le disque
On se lance sur la piste
Hors-piste ?
Non
Pas de poudreuse intempestive
J’ai vu que ça change le rire en criz
Y’en a qui en ont sur le bord des babines
Qui jouent les coquines
Et que le boumerang fatal
Éclate en plein récital
Que du bon
Arrêtez de ma bassiner avec la brise de jeu
J’aime l’orage
Arrêtez de me dire qu’il me fait du gosse à tout prix
Je ne porte rien sous mon anorak
J’ai juste le track de ne pas être
Moi
C’est tout
Et pour dire vrai
Et copier les anciens
C’est déjà
Beaucoup
On est tous
Depuis notre premier souffle
Qui d’ailleurs était un cri
Alors quoi ?
Qui parle à travers moi ?
Est-ce que parfois je vous agace ?
À tourner autour de mon nombril
C’est possible
Je veux bien parfois allumer la télé…
Je veux c’est moche
Je pioche
Ça fait mal aux os
Je cherche
C’est épuisant
Je m’en fous
C’est faux…
On devrait ressusciter plusieurs fois…
Aujourd’hui quand j’allais en répétition pour le spectacle d’Avignon
Dans le métro
Un enfant pleurait
Cela a duré
Au moins 7 ou 8 stations, c’est long
J’étais tétanisée sur ma chaise
Sa maman n’arrivait pas à le consoler
Je me suis tout imaginé
Et puis quand j’ai tourné la tête
Parce que cela se produisait dans mon dos
Elle m’a lancé un regard difficile la maman
J’avais envie d’aller consolé l’enfant
Et puis ma mémoire a ouvert un souvenir
Je l’avais déjà vécue
Et je m’étais fait jeté par la mère
Comme du pont du radeau
Mêlez vous de vos affaires
Occupez vous des vôtres
Qu’ils ne nous fassent pas chier
À moi seule j’étais la mère de tous les noirs de France
Putain le coup de vieux
Mais j’ai regardé encore
Et l’enfant pleurait toujours
C’est long
Huit stations
Un petit poil-de-carotte, un petit rouquin, comme on dit
J’ai toujours eu un faible pour les roux
Et il pleurait tellement profondément
Alors je tourne encore la tête
Et tout le monde tourne la tête
Et l’enfant pleure
Pas un bébé
Un enfant
Des pleurs qui en disaient long
Qui racontait un puits sans fond
Et puis le mot bonbon
Peut-être que c’était un caprice
Alors quels poumons
Pour réclamer des sucreries
Quels cris
Non
Pas possible
C’est plus profond
Et puis j’entends papa
Et là c’est moi qui me mets à perdre des larmes
La dame assise devant moi hallucine
Mais je me cache bien
Il n’y a qu’elle qui a vu
Ouf
Je me ressaisis
Je retourne la tête vers l’enfant et la mère
Il pleure toujours
Des gens montent
Des gens descendent
Il pleure
Toujours
J’ai encore regardé la mère
Je me suis pris une boulette de regard de 22longrines dans la gueule…
Je vous aime
Voilà…